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Seins : Reconstruction et augmentation mammaire sans prothèse
Interventions : chirurgie mammaire
Seins : Reconstruction et augmentation mammaire sans prothèse
Cure de ptose :
Il s’agit d’un remodelage des seins rendu nécessaire par leur chute (ptose) avec un volume mammaire par ailleurs satisfaisant. C’est un auto-modelage du sein qui permet de remonter les seins et de les projeter. Elle se pratique sous anesthésie générale. Différentes techniques sont utilisables et leur indication respective dépendra de chaque cas. Un bilan mammaire pré-opératoire est obligatoire.
Le but à atteindre, c’est d’obtenir un sein rond en situation idéale avec des aréoles parfaitement positionnées, ayant conservé leur sensibilité et des cicatrices de bonne qualité.
Cure d’hypertrophie mammaire :
Elle suit les mêmes principes et utilise les mêmes techniques que la cure de ptose. La réduction vise à réduire l’impact, notamment sur la colonne vertébrale, de la surcharge pondérale des seins. Les prélèvements glandulaires sont systématiquement envoyés à l’examen anatomopathologique pour vérifier qu’il n’existe aucun tissu anormal au sein de la pièce d’exérèse.
Les suites, habituellement peu douloureuses, sont très simples. Il n’y a pas de pansements post-opératoires, juste le port d’un soutien-gorge de sport pendant un mois avec ablation des fils à J + 21. Ces interventions ne contre-indiquent ni la grossesse, ni l’allaitement.
Cure d’hypotrophie mammaire :
La mise en place de prothèses mammaires est une intervention extrêmement gratifiante si l’indication est bien posée. Le retentissement psychologique est considérable. C’est une véritable renaissance permettant une expression totalement épanouie de la féminité. Le résultat doit avant tout être naturel et le volume des seins en harmonie avec le reste du corps : « On n’opère pas des seins, on opère une femme ». C’est la taille de la base mammaire qui déterminera la taille des prothèses.
Différentes techniques et différentes prothèses sont utilisables , mais tout ceci présente bien peu d’intérêt et est d’ailleurs souvent cyclique dans le temps.
Il faut utiliser la ou les techniques que l’on maîtrise le mieux afin d’obtenir des prothèses parfaitement positionnées sur le thorax avec des sillons sous-mammaires symétriques et des cicatrices les moins visibles possibles.
Le grand apport de ces dernières années vient de la lipostructure : pratiquée dans la région pré-thoracique, dans les suites de la mise en place des prothèses, notamment chez les patientes au panicule adipeux mince, elle permet une intégration parfaite de la prothèse avec un résultat extrêmement naturel. Techniquement une petite augmentation peut-être réalisée par lipostructure isolée avec des résultats remarquables mais des problèmes éthiques persistent mais ne tarderont vraisemblablement pas à être levés.
Les suites sont, en général, simples et peu douloureuses avec port d’un soutien-gorge de sport un mois et ablation des fils à j + 21. Le massage quotidien de quelques minutes est indiqué pendant un an pour minimiser le risque de survenue d’une coque péri-prothétique.
La reconstruction mammaire :
Elle doit faire partie intégrante du traitement du cancer du sein. Elle permet à la femme de retrouver sa féminité et le volume reconstruit, même s’il ne remplace jamais le sein enlevé, permet un nouveau départ. C’est une chirurgie qui doit rester simple car intervient après un long parcours, douloureux, tant physiquement que psychiquement.
Les éléments décisionnels sont :
- La peau , tenant compte de sa qualité (séquelle de radiothérapie) et de sa quantité,
- Le tissu sous cutané (graisseux),
- Le muscle pectoral.
Dans la plupart des cas, et ceci grâce à une amélioration très nette des techniques d’exérèse, la reconstruction du sein peut s’envisager par la mise en place d’une prothèse, toujours sous musculaire (partiellement bien entendu) mais dont le type (ronde ou anatomique) dépendra du geste éventuel de symétrisation pratiqué sur le sein contre-latéral.
Nous réservons l’utilisation des lambeaux (grand droit de l’abdomen, grand dorsal) aux impossibilités ou aux échecs de mise en place des prothèses ;
Là encore la lipostructure représente un apport considérable. En effet si, par le passé, l’insuffisance du tissu sous cutané (graisse) nous a conduit à réaliser un lambeau musculaire ou musculo-cutané, aujourd’hui cet écueil est parfaitement maîtrisé par une lipostructure encadrant la reconstruction par prothèse.